Conseils & astuces
La masturbation, sans tabou : ses bienfaits et les idées reçues à oublier
On la chuchote, parfois on la culpabilise : pourtant rien de plus normal. Bienfaits, fréquence « normale », fausses croyances : on déconstruit les tabous autour de la masturbation, en solo comme en couple, et sans jugement.

Se masturber, c'est normal, courant. C'est un moyen de se faire du bien, de mieux se connaître, et de relâcher la pression, seul·e comme en couple.
Il n'y a pas d'âge pour ça, et non : ça n'abîme rien.
Le reste de cet article, c'est surtout pour déconstruire ce qu'on t'a peut-être raconté.
C'est bien plus courant que tu ne le crois
La grande majorité des gens se masturbent, à tous les âges, quel que soit leur genre, en couple ou célibataire. Ce n'est pas une pratique « par défaut » qu'on garderait pour les périodes de solitude : c'est une façon à part entière de vivre sa sexualité, au même titre que le reste.
Autrement dit, si tu te poses la question « est-ce que c'est normal ? »
La réponse est oui, et nous espérons pouvoir t'apporter quelques pistes de réflexions.
Ce que ça peut t'apporter
Au-delà du plaisir (qui se suffit déjà à lui-même), beaucoup de personnes y trouvent beaucoup de bénéfices.
Comme par exemple, un moyen de relâcher la pression. Après un orgasme, le corps se détend et l'esprit souffle un peu.
D'autres encore s'en servent pour évacuer une journée tendue ou pour trouver le sommeil plus facilement. Rien d'obligatoire, mais si ça te fait du bien, tant mieux.
Ça apporte aussi une meilleure connaissance de soi. En explorant ce qui te plaît, tu découvres ton corps, ton rythme, ce qui te fait de l'effet et ce qui te laisse indifférent·e.
Ce petit repérage, il ne sert pas qu'en solo : il aide énormément à guider un·e partenaire ensuite. Difficile de dire ce qu'on aime quand on ne l'a jamais exploré soi-même.
Tout ça permet d'avoir un rapport plus apaisé à son corps.
On peut se livrer à différentes idées, fantasmes et scénarios en toute sécurité.
Prendre du plaisir sans enjeu, sans regard, à ton rythme pour guider ton corps.
En solo : avec les mains, ou un petit coup de pouce
Il n'y a pas de « bonne méthode », juste la tienne. Les mains suffisent parfaitement. Et si tu as envie d'explorer d'autres sensations, un accessoire peut ouvrir des portes : un stimulateur clitoridien (vibration ou air pulsé) apporte des sensations difficiles à reproduire autrement tout en douceur, un jouet vibrant qui fonctionne aussi très bien sur le penis (quelle ouverture des possible !)...
Si c'est ton tout premier jouet, pas besoin de viser le modèle le plus impressionnant : mieux vaut quelque chose de simple qui te donne envie plutôt que de chercher le dernier modèle technologique en pensant que si c'est le plus cher c'est forcement le meilleur.
On te guide pas à pas dans notre article « Comment choisir son premier sextoy ».
Bon pour la vie à deux, aussi
Se faire plaisir seul·e n'enlève rien à la sexualité de couple : bien souvent, ça la nourrit. Mieux se connaître, entretenir son désir, oser en parler : tout ça se transporte dans l'intimité partagée. Le plaisir en solo et le plaisir à deux ne s'opposent pas, ils se complètent.
Et si ça devient une source de mal-être ?
Dans de rares cas, le rapport à la masturbation peut devenir inconfortable : douleur, culpabilité persistante, sentiment de ne plus pouvoir t'en passer, envahissant ton quotidien.
Si tu te reconnais là-dedans, sache que tu n'as rien fait de « mal », et que tu n'es pas seul·e.
Dans ces situations, le mieux est d'en parler à un·e professionnel·le (médecin, sexologue ou psy) qui saura t'accompagner sans jugement.
Cet article est informatif et ne remplace pas l'avis d'un·e professionnel·le de santé.

Les idées reçues qui ont la vie dure
On en a tellement entendu qu'il faut faire le tri, une fois pour toutes.
« En couple, c'est une forme de tricherie »
Se donner du plaisir à soi-même n'est pas trahir l'autre. C'est un geste personnel, pas une comparaison ni un remplacement.
Si le sujet crée des tensions dans ton couple, le mieux n'est pas de culpabiliser, mais d'en parler ensemble, calmement.
« Les femmes ne se masturbent pas, ou moins »
Cette idée en dit surtout long sur le tabou qui a longtemps pesé, et pèse encore, sur le plaisir féminin. Dans les faits, elles sont aujourd'hui près de trois sur quatre à déclarer l'avoir déjà pratiquée, et cette part n'a cessé d'augmenter depuis les années 1990.
Les femmes se masturbent, découvrent leur corps, utilisent des accessoires. Le plaisir en solo n'a pas de genre.
« Si on le fait trop, c'est un problème. »
Il n'existe pas de seuil magique au-delà duquel ce serait « trop ».
La seule question qui vaut : est-ce que ça reste un plaisir, ou est-ce que ça pèse sur ton quotidien ? Si c'est un plaisir, la fréquence ne regarde que toi.
« Ça désensibilise, on ne ressent plus rien avec quelqu'un. »
À nuancer largement. Se connaître ne t'empêche pas de prendre du plaisir à deux, au contraire : ça aide souvent.
Si tu sens une différence gênante, c'est parfois une question de variété (varier les gestes, les rythmes) plutôt qu'un problème de fond.
À ton rythme, tout simplement
Il n'y a pas de fréquence à atteindre, pas de « bonne » façon de faire, pas de performance à réussir. La masturbation, c'est un moment pour toi, comme tu veux, quand tu veux. Explore, écoute-toi, et garde en tête l'essentiel : ça n'a rien d'anormal, et tout à voir avec le fait de se faire du bien.
F.A.Q
La masturbation est-elle mauvaise pour la santé ?
Non. Le consensus médical est clair : elle est sans danger, et les vieilles peurs (la vue, la fertilité) n'ont aucun fondement. Tout au plus, une pratique un peu brusque peut causer une petite irritation passagère, qui part vite.
Faut-il un accessoire ou du lubrifiant ?
Rien d'obligatoire. Les mains suffisent parfaitement. Un accessoire, c'est une option pour varier les sensations, et un peu de lubrifiant peut rendre le moment plus agréable, si tu en as envie. À toi de voir. Tu peux en savoir plus en lisant notre article sur les différents lubrifiants.
Peut-on devenir accro à la masturbation ?
Ce n'est pas la fréquence en elle-même qui pose problème, mais la perte de contrôle. Nous ne sommes pas médecins, mais si tu ressens un mal-être, ou le sentiment de ne plus pouvoir t'arrêter et que ça te pèse, le mieux est de te rapprocher d'un·e professionnel·le de santé, qui pourra t'accompagner au mieux.
Envie de découvrir de nouvelles sensations, ou de te lancer en douceur ?
Passe nous voir en boutique à Lyon (on te conseille avec bienveillance) ou jette un œil à notre sélection de jouets en ligne si tu as besoin de te faire une idée sans pression.
article proposé et écrit par Evan de l'équipe La Lanterne
